Rechercher

Notre approche qui tient compte des traumatismes



Le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) décrit le traumatisme de la façon suivante : « une réaction émotive persistante qui fait souvent suite à un événement extrêmement éprouvant de la vie » tel qu’une agression sexuelle, un incident violent, un accident grave ou une expérience éprouvante, répétée et prolongée comme les mauvais traitements pendant l’enfance (agression sexuelle, physique et psychologique), la traite à des fins sexuelles, la guerre, les déplacements de population, la discrimination et l’incarcération.


Si l'on considère les taux de violence interpersonnelle, de discrimination et d'inégalité dans notre société, il n'est pas surprenant que, selon certaines estimations, plus de 75 % des adultes canadiens aient subi un traumatisme important au cours de leur vie, notamment des expériences négatives vécues pendant l'enfance. Par expériences négatives vécues pendant l’enfance, on pense notamment aux agressions sexuelles ou physiques, à la négligence, à l’instabilité familiale à la suite d’un divorce, d’un suicide, d’une incarcération ou de parents, tutrices ou tuteurs ayant des problèmes de toxicomanie ou de santé mentale. Les recherches montrent qu'entre la moitié et les deux tiers des Canadiennes et Canadiens ont vécu une ou plusieurs expériences négatives avant l'âge de 18 ans.


Une personne traumatisée (survivante) peut souffrir toute sa vie des répercussions de la perte de pouvoir, de contrôle et d’autorité personnels, ainsi que de sa capacité à faire confiance et à se sentir en sécurité. Elle est également plus vulnérable aux maladies chroniques, aux problèmes d’anxiété et de santé mentale, à la perte de fonctions cognitives et à des problèmes de comportement. Les expériences négatives vécues pendant l’enfance peuvent nuire au développement du cerveau et aux possibilités futures d’éducation et d’emploi. Elles peuvent aussi être la cause de dépression et de problèmes relationnels tout au long de la vie et accroître la vulnérabilité à des traumatismes permanents comme la traite à des fins sexuelles.


Compte tenu des conséquences du traumatisme sur les individus, les familles, le milieu de travail et les communautés, il n’est pas étonnant d’entendre de plus en plus souvent les termes « approches qui tiennent compte des traumatismes » pour décrire les pratiques de soins de santé, les thérapies et même les modèles de leadership qui reconnaissent les survivantes et les survivants de traumatisme et s’efforcent de répondre à leurs besoins.


Mais, pour l’équipe du COPA National, la prise en compte des traumatismes n’est pas du tout une nouvelle approche, puisque notre organisme a été fondé il y a près de 30 ans sur les principes de la pratique qui tient compte des traumatismes. Aujourd’hui encore, tous nos programmes et ressources sont élaborés et mis en œuvre selon une approche qui tient compte des traumatismes.


Notre approche trouve son origine dans un événement troublant survenu à la fin des années 1970 à Columbus, dans l’Ohio, lorsqu’une fillette de 7 ans a été violée. La communauté et l’école ont été plongées dans la tourmente. Consternée, bouleversée et effrayée, la communauté voulait à tout prix éviter que cela ne se reproduise. Les membres de la communauté ont demandé l’aide de Women Against Rape, le centre d’aide aux victimes d’agression sexuelle de leur quartier. Les intervenantes et les intervenants du centre se sont mobilisés pour aider la communauté à trouver des réponses et ont créé un programme destiné à l’ensemble de l’école intitulé Child Assault Prevention (CAP) Project, traduit en français par le COPA National sous le nom de Projet ESPACE. Le Projet ESPACE était si novateur et a remporté un tel succès qu’il s’est rapidement répandu partout aux États-Unis, au Canada et dans le monde entier.


Aujourd’hui, le COPA National est l’un des quatre organismes qui offrent le Projet ESPACE au Canada et est également un centre de formation régional sur le Projet ESPACE. Nous offrons ce programme de prévention unique et efficace depuis la fondation du COPA National en 1995 (alors connu sous le nom de COPA) dans les écoles, les organismes communautaires et la communauté en général. En nous inspirant du Projet ESPACE, nous avons créé toute une gamme de ressources et de programmes pour répondre aux besoins de divers groupes, y compris aux besoins des personnes immigrantes et réfugiées. Le Projet ESPACE est la pierre angulaire de tous les programmes du COPA National. Sa vision, ses principes et son approche unique sont au cœur du développement de l’ensemble de nos programmes et ressources.


La vision du Projet ESPACE en matière de prévention des agressions repose sur la reconnaissance de l’agression comme étant une violation des droits de la personne, exprimée par l’affirmation que toutes les personnes et tous les enfants ont le droit d’être « en sécurité, fortes et forts et libres ». Cette prémisse sous-tend les principes fondamentaux qui constituent la base du Projet ESPACE :


  • La prévention commence par la rupture du silence et du secret et par le démantèlement des mythes qui entourent la violence contre les enfants, les femmes et les groupes marginalisés.

  • Les stratégies de prévention efficaces s’attaquent aux racines sociales de la violence : l’inégalité et la haine.

  • Les personnes et les communautés ont le droit à l’information, aux compétences et aux ressources qui leur permettront de reprendre leur pouvoir grâce au renforcement des capacités.


Ces principes et approches concordent avec les six principes directeurs d’une approche qui tient compte des traumatismes proposés par le SAMHSA's National Center for Trauma-Informed Care, aux États-Unis :


  • Sécurité

  • Confiance et transparence

  • Soutien par les pairs

  • Collaboration et réciprocité

  • Autonomisation, voix et choix

  • Reconnaissance des questions culturelles, historiques et de genre


Comment la programmation du COPA National tient-elle compte des traumatismes?


L'approche du COPA National en matière de création de programmes et de ressources reflète notre souci de l'individu et de ses expériences, tout en traitant des problèmes sociaux, institutionnels et systémiques. Conçues pour atténuer les préjudices subis par les survivantes et les survivants de traumatismes, elles sont en fait des pratiques accueillantes et inclusives qui fonctionnent pour tous les êtres humains. Nous créons des espaces où les personnes marginalisées et TOUTES les personnes sont vues, entendues et ont une voix - ou, en d'autres termes, où tous les enfants et toutes les personnes ont le droit d'être « en sécurité, fortes et forts et libres ».


Les paragraphes qui suivent expliquent comment nous continuons à intégrer les principes tenant compte des traumatismes dans nos programmes de prévention. Le COPA National s'efforce également d'adopter ces principes au sein de l'organisme afin d'assurer la cohérence entre ce que nous pratiquons et ce que nous prêchons.


Nos programmes sont fondés sur la prise de conscience des facteurs qui augmentent la vulnérabilité aux agressions, à la discrimination, à la maltraitance des enfants et à d'autres événements traumatisants.


Le cadre théorique solide qui sous-tend et oriente la programmation du COPA National est ce qui la rend si unique et puissante.


Nous pensons que le manque de pouvoir - social ou personnel - est à la base de toutes les situations d'agression, qui est par définition un abus de pouvoir. Les inégalités et l'exclusion augmentent la vulnérabilité aux agressions, déclenchant et perpétuant un cycle de violence contre les enfants, les femmes et tous les autres groupes sociaux marginalisés. Les stratégies de prévention des agressions ne sont efficaces que si elles favorisent l'équité et l'inclusion en facilitant l'autonomisation individuelle et collective des personnes et des groupes sociaux marginalisés.


Nous reconnaissons et établissons des liens dans notre programmation entre les différentes formes de violence et de harcèlement que les membres des groupes sociaux marginalisés (enfants, femmes, LGBTQ2+, PANDC, etc.) subissent chaque jour et qui sont normalisées.


Nous sommes conscients que les traumatismes sont très répandus et que les personnes qui les subissent se retrouvent partout dans la société, y compris dans nos ateliers et nos formations. Ainsi, chaque fois que nous travaillons avec un groupe de personnes, nous veillons à reconnaître activement la présence de survivantes ou de survivants et à prendre en compte leurs expériences.

Sécurité physique et psychologique


Le sentiment de sécurité est la clé d’une approche qui tient compte des traumatismes.


Dans les programmes du COPA National, nous tenons à assurer la sécurité psychologique des participantes et des participants – enfants, jeunes ou adultes - en établissant d’abord avec elles et eux un ensemble d’ententes. Les participantes et les participants déterminent leurs besoins pour se sentir en sécurité et s’engagent :


  • à favoriser la création d’un espace positif et inclusif pour les personnes LGBTQ2S+;

  • à respecter ce que disent les autres;

  • à ne pas juger les autres;

  • à écouter quand les autres parlent;

  • à respecter la confidentialité des propos tenus par les autres.


Nous reconnaissons ensuite que des survivantes et des survivants peuvent être présents, et nous saluons leur courage. Nous mentionnons que certains sujets peuvent être difficiles à traiter et peuvent éveiller des sentiments douloureux. Nous insistons sur le fait que nous nous concentrons sur les stratégies de prévention positives. Nous encourageons les personnes qui en ressentent le besoin à obtenir du soutien, soit auprès de l’équipe d’animation du COPA National ou auprès de services dans la communauté.


Nous assurons la sécurité physique et le bien-être des survivantes et des survivants :


  • en parlant au personnel des écoles avant l’offre d’un atelier pour nous assurer que les enfants qui pourraient être perturbés par le contenu de nos ateliers aient la permission de quitter la salle de classe pour se protéger;

  • en veillant à ce qu’il y ait au moins deux animatrices et animateurs dans chaque atelier ou formation : une personne pour animer l'atelier et l’autre pour observer et offrir un soutien aux personnes qui sont visiblement perturbées par le contenu de l’atelier ou de la formation;

  • en invitant les participantes et les participants à nous parler à la fin de l’atelier ou de la formation leur offrant ainsi la chance d’obtenir du soutien et des ressources. Les membres des équipes d’animation du COPA National ont toutes et tous suivi à l'interne une formation sur l’intervention en situation de crise fondée sur l’autonomisation. Elles et ils sont au courant des ressources qui existent pour pouvoir diriger les personnes qui en ont besoin vers les ressources appropriées.


Collaboration


L’écoute active est à la base de tout ce que nous faisons. Qu’il s’agisse d’animer des discussions ou d’apporter un soutien aux personnes pendant la mise en œuvre d’un programme, nous écoutons attentivement les récits des personnes qui ont subi une agression ou un traumatisme. Nous créons nos nouveaux programmes et ressources en consultation avec elles et nous les adaptons en fonction de leurs commentaires. Nous savons que l’écoute, la consultation et l’intégration dans nos programmes font partie du processus de guérison des survivantes et survivants de traumatismes.




Par exemple, les boîtes à outils En cercle, ensemble et En cercle, en classe ont été mises au point pour favoriser le bien-être des élèves des Premières Nations, métis et inuits à la maison et à l’école. Pour ce faire, le COPA National a collaboré avec des communautés autochtones d’un bout à l’autre de l’Ontario. Nous avons sollicité l’avis de divers groupes et personnes de différentes communautés autochtones et nous avons rencontré des centaines de familles, de personnes et de leaders. Il était important pour nous de nous assurer que nos boîtes à outils répondaient aux besoins des communautés autochtones et que leur contenu tenait compte du contexte des traumatismes culturels et historiques.


Le programme Virtu-elles est un autre exemple de ce type de collaboration. Il s’agit d’un atelier virtuel sur la prévention de la cyberintimidation créé en consultation avec des témoins et des survivantes de violence contre les femmes perpétrée en ligne et avec des intervenantes de première ligne d’organismes de défense des droits des femmes.


Notre programme de prévention pour l’ensemble de l’école Changer son monde fait partie de notre répertoire de ressources pédagogiques visant à promouvoir l’équité et l’inclusion. Il a été créé en consultation avec un large éventail de personnes et d’organismes qui militent en faveur de l’équité. Changer son monde comprend également un processus de consultation avec chaque école avec laquelle nous travaillons. Un comité d’alliées et d’alliés est créé au sein de l’école pour aider le processus de changement. De cette façon, non seulement nous reconnaissons et sollicitons l’expérience et les connaissances des membres de la communauté scolaire, mais nous renforçons le potentiel de changement continu et transformationnel en faisant appel aux alliées et alliés de ce changement.


Notre rôle de coordonnateur provincial du réseau des travailleuses et travailleurs d’établissement dans les écoles (TÉÉ) est un autre exemple. Nous créons des conditions à l’école pour assurer la réussite des élèves nouvellement arrivés en formant des comités d’élèves alliés au sein de l’école avec lesquels nous travaillons. Ces comités incluent des élèves qui ont déjà vécu l’expérience d’être une nouvelle arrivante ou un nouvel arrivant.


Le COPA National aborde l'offre des programmes comme une consultation permanente et sans fin. Nos contacts avec les élèves, les parents, tutrices et tuteurs, le personnel enseignant et les autres membres du personnel scolaire représentent une occasion précieuse d'écouter leurs expériences pour nous en inspirer et cerner les problèmes émergents.


La conviction que les enfants ont beaucoup à apporter et qu'elles et ils ont de la sagesse à partager avec nous est fondamentale dans notre façon de travailler et de voir les choses au COPA National. Nous partageons le pouvoir avec les enfants, nous reconnaissons leurs connaissances et nous sollicitons leur sagesse. Nous donnons également l'exemple de cette façon d'être aux adultes avec lesquels nous travaillons.


Renforcement des capacités


Nous sommes d’avis que certains facteurs sociaux comme le manque d’information, la dépendance et l’isolement rendent les enfants et les femmes (et tous les groupes sociaux marginalisés) particulièrement vulnérables aux agressions.


Par conséquent, toutes les ressources et activités créées, adaptées et distribuées par le COPA National visent à réduire la vulnérabilité des enfants, des femmes et des groupes sociaux marginalisés aux agressions. Nous le faisons de la manière suivante :


1) Nous facilitons l’autonomisation des personnes en leur donnant des OUTILS ET NON DES RÈGLES, par exemple, en leur offrant des outils de résolution de problèmes et des stratégies qui renforcent leur capacité à prévenir la violence et à prendre soin d’elles-mêmes et des autres. Nous parlons toujours d’outils et non de règles, autrement dit, de choix et non d’obligations. Les traumatismes proviennent d’une perte de pouvoir et de choix. Notre objectif est donc d’offrir aux personnes qui ont subi un traumatisme la possibilité de reprendre leur pouvoir et de renforcer leur confiance en leur permettant de faire des choix et de prendre des mesures concrètes.


2) Nous voulons briser le silence et le secret qui entourent la violence faite aux enfants, aux femmes et aux groupes sociaux marginalisés en leur offrant de l’information et des ressources précises, en traitant des stéréotypes et des mythes ou des fausses informations sur toutes les formes de violence et leurs causes profondes comme, entre autres, le sexisme et le racisme.


3) Nous encourageons les enfants à demander du soutien à leurs pairs ou à une personne adulte. Nous sensibilisons les personnes adultes à la façon dont elles peuvent favoriser l’autonomisation des enfants et leur apporter un soutien respectueux. Résoudre les problèmes ensemble est un excellent exemple d’outil permettant de renforcer cette capacité. Il s’agit d’un guide pratique pour soutenir les enfants qui sont aux prises avec un problème et pour les aider à développer leur capacité à résoudre les problèmes de façon permanente. Cette approche peut être utilisée aussi bien avec les enfants qu’avec les adultes en la modifiant au besoin.


Nous suggérons aux adultes qui soutiennent le droit des enfants « à la sécurité, à la force et à la liberté » de donner l'exemple d'une action positive, de respecter les droits des enfants tout en cherchant des occasions de partager le pouvoir avec elles et eux et de reconnaître la capacité d'une personne à changer. Dans nos blogues, vous trouverez de nombreux outils pour soutenir cette approche. Les trois blogues suivants sur l’intimidation expliquent notre démarche, étape par étape.

  1. Cinq façons de soutenir un enfant qui se fait intimider

  2. Cinq moyens de soutenir l’enfant qui est témoin d’intimidation

  3. Est-ce que l’enfant qui intimide les autres peut changer? Cinq moyens que nous pouvons prendre pour changer les choses


L’importance de la communauté


Le Projet ESPACE a été conçu à l’origine pour répondre aux besoins d’une communauté qui voulait savoir comment prévenir la tragédie de l’agression sexuelle perpétrée contre une ou un enfant. Ainsi, l’idée même du Projet ESPACE est fondée sur la communauté. Nous pensons que le travail qui tient compte des traumatismes doit envisager une approche plus holistique par la mobilisation et le renforcement des capacités de la communauté. Nous savons que ce travail peut se révéler une force puissante pour un changement positif lorsque nous créons des espaces dans nos communautés et nos écoles où les personnes marginalisées sont vues et entendues et ont une voix - et où elles peuvent explorer ensemble comment prendre soin d'elles-mêmes et des autres.


Nous pensons que tout le monde peut apprendre notre approche et nous choisissons nos propres animatrices et animateurs au sein de la communauté, en fonction de leurs points de vue et de leurs compétences en matière de communication, et non seulement de leur statut professionnel. Nous leur offrons des formations sur les approches qui favorisent le respect et l’autonomisation pour faciliter les échanges et pour soutenir et écouter les enfants et les adultes. Nous ne nous positionnons pas comme les experts en la matière, nous reconnaissons plutôt la sagesse des enfants, des survivantes et survivants de traumatismes et des membres de la communauté.


L'une des caractéristiques du COPA National est que nous offrons des programmes aux enfants, à leurs parents, tutrices ou tuteurs et aux éducatrices et éducateurs, c’est-à-dire à tous les gens qui prennent soin des enfants. Lorsque tout le monde est équipé d'outils et de stratégies, les enfants en récoltent les fruits, car les adultes dans leur vie collaborent pour améliorer leur bien-être. Lorsque tout le monde a une compréhension collective, chaque enfant a plus de chance d’être en sécurité, forte ou fort et libre.


Un autre aspect innovant de la façon dont nous abordons la création de programmes qui tiennent compte des traumatismes est constitué par les interventions dans l'ensemble de l'école, comme Changer son monde et Notre pouvoir dans l’adversité. Ces programmes s'alignent non seulement sur les principes de consultation, de collaboration et de renforcement des capacités propres aux traumatismes, mais aussi sur la compréhension actuelle des approches favorisant le changement qui ont remporté un succès (Peter Block, 2011 et Edgar Schein, 1999). Cette approche systémique de la transformation individuelle et collective par l'autonomisation peut avoir un effet profondément guérisseur et transformateur lorsqu'elle est intégrée dans un système comme une école ou une communauté.


Le COPA National fonctionne selon les principes qui tiennent compte des traumatismes depuis près de 30 ans maintenant - depuis sa création. Ce qui nous a le plus motivés au fil des ans, c'est notre engagement inconditionnel envers la PRÉVENTION de la violence et des agressions faites aux enfants. Notre approche qui tient compte des traumatismes et la théorie sous-jacente consistant à déterminer qui est vulnérable et pourquoi, sont ce qui rend nos programmes de prévention efficaces. Reconnaissant les racines sociales de toutes les formes de violence, y compris la maltraitance des enfants, nous cherchons à provoquer le changement social nécessaire pour que tous les enfants, quel que soit leur groupe social, soient en sécurité, fortes et forts et libres. En faisant appel à la sagesse et à la participation des survivantes et des survivants, nous avons été en mesure de développer des ressources, des interventions et des programmes qui sont puissants, engageants et qui fonctionnent vraiment.